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Comment quitter UberEats : le guide complet pour restaurateurs

Découvrez étape par étape comment migrer vos clients depuis UberEats vers votre propre plateforme de livraison, sans perdre de chiffre d'affaires.

28 mars 202614 min de lecturePar Deli-Free

30 % de chaque commande. Vous imaginez perdre presque un tiers de votre chiffre d'affaires à chaque livraison ? Parce que c'est exactement ce qui se passe quand vous travaillez avec UberEats.

Faisons le calcul, juste pour voir. Un restaurant qui fait 50 commandes par jour sur UberEats, panier moyen de 25 €. Ça donne 1 250 € de CA quotidien. Sur ce montant, 375 € partent chez Uber. Chaque jour. Soit 11 250 € par mois qui ne reviendront jamais dans votre caisse.

Et le pire ? La plupart des restaurateurs considèrent ça comme normal. Comme un coût incompressible. Sauf que non. On peut faire autrement. Ce guide vous montre comment, concrètement, étape par étape.

Le vrai coût d'UberEats (spoiler : c'est bien plus que 30 %)

Tout le monde connaît le chiffre de 30 %. Mais personne ne parle du reste.

La commission de base

30 %

de commission prélevée par UberEats sur chaque commande

30 % sur le montant TTC. C'est le taux standard. Certains restaurants ont négocié à 25 %, mais c'est l'exception, pas la règle. Et pour l'obtenir, il faut généralement accepter une clause d'exclusivité — autrement dit, vous enchaîner encore plus à la plateforme.

Sur un panier moyen de 25 €, ça fait 7,50 € qui partent. À chaque commande. Sans exception.

Les frais que vous ne voyez pas venir

La commission, c'est la partie visible de l'iceberg. En dessous, il y a tout le reste.

Les remboursements unilatéraux. Un client se plaint que ses frites étaient froides ? UberEats le rembourse. Automatiquement. Sans vous consulter. Et c'est votre compte qui est débité. D'après les retours de nos premiers utilisateurs, certains restaurants perdent entre 200 et 500 € par mois rien qu'en remboursements abusifs. Vous n'avez quasiment aucun recours.

Le marketing payant. Pour apparaître en haut des résultats de recherche, il faut payer. Les « boosts de visibilité » coûtent entre 5 et 15 % de commission supplémentaire. Oui, en plus des 30 %. Du coup, sur certaines périodes promotionnelles, vous pouvez monter à 40, voire 45 % de commission effective.

Les promotions que vous financez. Quand UberEats affiche « -20 % sur votre commande », devinez qui paie la réduction ? Vous. La plateforme ne met pas un centime. C'est votre marge qui trinque.

L'emballage aux normes. Sacs scellés, autocollants, contenants spécifiques. Comptez 0,80 à 1,50 € par commande en emballage. Sur 1 500 commandes par mois, ça représente 1 200 à 2 250 € supplémentaires.

Le calcul complet sur un mois

Prenons un restaurant type : 50 commandes/jour, 30 jours, panier moyen de 25 €.

| Poste | Montant mensuel | |---|---| | CA brut (1 500 commandes × 25 €) | 37 500 € | | Commission UberEats (30 %) | -11 250 € | | Marketing / boost moyen | -750 € | | Remboursements subis | -350 € | | Surcoût emballage | -1 500 € | | Total prélevé par le système UberEats | -13 850 € |

13 850 €

perdus chaque mois via UberEats (commissions + frais cachés)

Soit 37 % du CA qui part dans la plateforme. Pour un restaurant dont la marge nette tourne autour de 5 à 10 % selon les données du secteur (source : études CHD Expert), c'est mathématiquement intenable.

Vous trouvez ça normal ?

Le piège de la dépendance

Plus vous restez longtemps sur UberEats, plus vos clients s'habituent à commander via l'app. Et le jour où Uber change ses conditions — augmentation de commission, algorithme qui vous déclasse, déréférencement arbitraire — vous perdez tout d'un coup. Ce n'est pas de la science-fiction : selon des rapports relayés par Les Échos, des dizaines de restaurants ont vu leur visibilité chuter du jour au lendemain après des changements d'algorithme en 2025.

Le truc que personne ne dit : vos clients ne sont pas à vous

C'est peut-être le plus grave. Sur UberEats, vous n'avez accès à rien. Pas d'email. Pas de numéro de téléphone. Pas d'historique de commande. Rien.

Ce client qui commande chez vous tous les vendredis depuis 8 mois ? Vous ne savez même pas qu'il existe. Vous ne pouvez pas lui envoyer un message pour le remercier. Pas de programme de fidélité. Pas de promo ciblée pour son anniversaire. Pas de newsletter avec vos nouveautés.

En gros, vos clients sont les clients d'UberEats. Pas les vôtres.

Et ça, en termes de valeur business, c'est énorme. Une base de données clients qualifiée — avec emails, historiques, préférences — ça vaut des dizaines de milliers d'euros pour un restaurant. C'est l'actif stratégique numéro un. Sauf que vous l'offrez gratuitement à Uber.

Les étapes concrètes de la migration

Bon. Vous êtes convaincu qu'il faut bouger. Mais par où commencer ? Comment faire la transition sans perdre de clients ? Voici le plan. Pas un plan théorique — un plan qui marche, basé sur les retours de nos premiers utilisateurs.

Étape 1 : Mettre en place votre propre plateforme

Avant toute chose, il faut une alternative crédible. Vos clients doivent retrouver au minimum le même niveau de service qu'UberEats :

  • Un site de commande en ligne qui marche parfaitement sur mobile (80 % des commandes se font sur smartphone, d'après les données de la FEVAD)
  • Le paiement en ligne sécurisé — CB, Apple Pay, Google Pay. Pas de formulaire bancaire douteux
  • La livraison — soit vos propres livreurs, soit des prestataires comme Uber Direct ou Stuart
  • Le suivi en temps réel — vos clients veulent voir où en est leur commande, c'est devenu un standard
  • Les notifications — SMS et push à chaque étape, de la confirmation à la livraison

Avec une solution SaaS comme Deli-Free, tout ça se met en place en quelques heures. Vous configurez votre menu, vos zones de livraison, vos horaires, et c'est parti. Pas besoin de développeur, pas besoin de 3 mois de développement. On en parle en détail dans notre guide pour créer votre propre app de livraison.

Étape 2 : Communiquer — la partie la plus importante

Vous avez votre plateforme. Maintenant il faut que vos clients le sachent. Et là, il ne suffit pas de poster un message sur Instagram et d'espérer. Il faut une vraie stratégie de communication, sur tous les canaux.

Dans votre restaurant et sur vos livraisons :

  • Un QR code sur chaque sac de livraison. C'est LA technique qui convertit le mieux. Le client vient de recevoir sa commande UberEats, il est content, il scanne le QR code. Taux de conversion constaté : entre 15 et 25 % d'après nos simulations.
  • Un flyer dans chaque commande UberEats. Oui, dans les commandes UberEats. Un petit carton de la taille d'une carte de visite : « Commandez directement et économisez 15 % — [votrerestaurant].deli-free.fr ». Uber n'aime pas ça, mais ce n'est pas interdit. C'est votre restaurant, votre emballage.
  • Un QR code sur chaque table pour les clients qui mangent sur place.
  • Une affiche en vitrine bien visible avec le lien vers votre site.

Sur le digital :

  • 3 à 4 publications par semaine sur Instagram et Facebook pendant le premier mois. Pas des pubs — du contenu authentique. Une story de votre cuisinier qui prépare un plat, avec le lien de commande en swipe-up.
  • Mise à jour de votre fiche Google My Business. Ajoutez votre lien de commande directe. C'est gratuit et c'est souvent le premier endroit où les gens cherchent votre restaurant.
  • Un post Google Maps avec une offre de lancement.

Par message direct :

  • SMS aux clients dont vous avez le numéro (ceux qui commandent en click & collect, ceux qui ont réservé, etc.). Un SMS simple : « Bonne nouvelle, commandez maintenant directement sur notre site et profitez de -15 % avec le code DIRECT15 ».
  • Email de lancement si vous avez une base email (même petite).

Le hack du QR code sur les sacs

C'est la technique la plus efficace, et de loin. Faites imprimer des stickers QR code (ça coûte 15 € les 1 000 chez n'importe quel imprimeur en ligne) et collez-en un sur chaque sac. Le message doit être court et percutant : « Commandez en direct, -15 % sur votre prochaine commande ». D'après nos simulations sur un restaurant type avec 50 commandes/jour, ça peut générer 7 à 12 nouvelles inscriptions quotidiennes sur votre plateforme.

Étape 3 : Donner une bonne raison de switcher

Personne ne change ses habitudes pour rien. Il faut offrir un avantage concret. Voici ce qui marche :

  • -15 % sur la première commande directe. C'est le plus efficace. Ça peut paraître agressif, mais faites le calcul : 15 % de remise sur une commande de 25 € = 3,75 € offerts. C'est toujours moins que les 7,50 € de commission UberEats. Vous êtes gagnant dès la première commande.
  • Livraison gratuite le premier mois. Si vous passez par Uber Direct ou Stuart (3 à 6 € par course), ça vous coûte quelque chose, certes. Mais comparé à 30 % de commission, c'est rentable.
  • Programme de fidélité. Un dessert offert tous les 10 commandes, par exemple. Simple, efficace, et impossible à faire sur UberEats.
  • Offres flash réservées aux commandes directes. Le mardi, la pizza margherita à -3 € uniquement sur votre site. Ça crée un réflexe.

Étape 4 : La transition progressive — ne coupez surtout pas d'un coup

C'est LE piège à éviter. Ne supprimez pas votre compte UberEats du jour au lendemain. La transition doit être progressive.

Mois 1 — Lancement en douceur :

  • Votre plateforme est en ligne, vous commencez à communiquer
  • UberEats tourne toujours à 100 %
  • Objectif : 10 à 15 % des commandes passent en direct
  • Vous testez, vous ajustez, vous récoltez les premiers retours

Mois 2 — Accélération :

  • Communication plus agressive (flyers dans tous les sacs, posts quotidiens)
  • Vous analysez les chiffres : combien de commandes directes vs UberEats ?
  • Objectif : 30 à 40 % des commandes en direct
  • Vous commencez à réduire les promotions UberEats (pourquoi payer pour promouvoir une plateforme que vous quittez ?)

Mois 3 — Bascule :

  • Réduisez vos horaires sur UberEats (par exemple, uniquement le midi)
  • Ou limitez le menu disponible sur UberEats
  • Objectif : 50 à 70 % des commandes en direct
  • Évaluez si vous pouvez couper complètement ou garder UberEats comme canal secondaire

Mois 4+ — Le choix final :

  • Si plus de 70 % de vos commandes sont en direct, vous pouvez envisager de couper UberEats
  • Sinon, gardez-le à horaires réduits comme canal d'acquisition (les nouveaux clients vous découvrent sur Uber, puis migrent vers votre plateforme)

Ne faites pas cette erreur

Certains restaurateurs coupent UberEats après 2 semaines en pensant que « ça va aller ». Résultat : chute de 40 à 60 % du volume de commandes. Pourquoi ? Parce que les clients n'ont pas encore changé leurs habitudes. Donnez-leur le temps. 2 à 3 mois minimum.

Calculer vos économies réelles

Assez de théorie. Sortons la calculatrice.

Restaurant type : 1 500 commandes par mois, panier moyen de 25 €.

| | UberEats | Votre plateforme (Deli-Free) | |---|---|---| | CA mensuel | 37 500 € | 37 500 € | | Commission plateforme | -11 250 € (30 %) | 0 € | | Abonnement SaaS | 0 € | -99 € | | Coût livraison (Uber Direct, ~4 € la course) | Inclus dans la commission | -6 000 € | | Frais marketing/boost UberEats | -750 € | 0 € | | Remboursements subis | -350 € | -100 € (vous décidez) | | Total des frais | -12 350 € | -6 199 € | | Marge récupérée | 25 150 € | 31 301 € |

6 151 €

d'économies mensuelles en passant en direct

Soit 73 812 € d'économies annuelles. Et encore, on ne compte pas la valeur de votre base de données clients, ni les revenus supplémentaires générés par votre programme de fidélité et vos promotions ciblées.

Pour calculer avec vos propres chiffres, utilisez notre simulateur d'économies. C'est gratuit, ça prend 30 secondes.

Comment fidéliser vos clients une fois la migration faite

La migration, c'est la moitié du travail. L'autre moitié, c'est de garder vos clients sur votre plateforme et de ne pas les voir retourner sur UberEats par réflexe.

Offrez une expérience au moins aussi bonne

Soyons honnêtes : si votre site est plus lent, moins pratique et moins fiable qu'UberEats, les clients repartiront. Il faut que l'expérience soit au niveau :

  • Suivi en temps réel du livreur (c'est devenu un must-have, pas un nice-to-have)
  • Notifications à chaque étape — le client doit savoir que sa commande est en préparation, puis en route, puis arrivée
  • Historique de commandes pour recommander en un clic
  • Paiement rapide — Apple Pay et Google Pay, c'est deux taps et c'est réglé

Communiquez régulièrement

Une fois par semaine, envoyez quelque chose. Pas un spam commercial — un vrai message utile :

  • Le plat de la semaine
  • Une promo flash du vendredi soir
  • Une nouveauté au menu
  • Un simple « Bon week-end de la part de toute l'équipe ! »

Les notifications push sur l'app mobile ont un taux d'ouverture de 40 à 60 %, bien au-dessus des emails. C'est votre arme secrète.

Récompensez la fidélité

Un programme simple. Pas besoin de complexité. Un plat offert tous les 10 commandes. Un dessert offert pour l'anniversaire du client. Une réduction exclusive pour les clients qui ont passé plus de 20 commandes. Ce genre de choses crée un attachement que les plateformes ne pourront jamais reproduire.

Traitez les problèmes vite et bien

Un client mécontent sur UberEats laisse un avis négatif et disparaît. Un client mécontent sur votre propre plateforme, vous pouvez le contacter directement, comprendre le problème, le résoudre, offrir un geste commercial personnalisé. C'est la différence entre une relation client anonyme et une relation client humaine.

Les pièges à éviter absolument

On a vu pas mal de restaurateurs se lancer dans cette migration. Voici les erreurs les plus fréquentes :

1. Couper UberEats trop tôt. On l'a dit, mais ça mérite d'être répété. Transition progressive. Toujours.

2. Ne pas investir dans la communication. Avoir une superbe plateforme, c'est bien. Que personne ne le sache, c'est inutile. Prévoyez un vrai effort de communication pendant les 3 premiers mois.

3. Négliger la qualité de livraison. Si vos livreurs mettent 45 minutes au lieu de 25, les clients retournent sur UberEats. La livraison, c'est le nerf de la guerre. Uber Direct et Stuart offrent un service fiable — utilisez-les.

4. Copier les mêmes prix qu'UberEats. Sur UberEats, beaucoup de restaurants gonflent leurs prix de 15 à 20 % pour compenser la commission. Sur votre propre plateforme, vous pouvez proposer les vrais prix. C'est un argument de vente massif : « Même menu, prix plus bas, livraison directe. »

5. Oublier le mobile. Votre site doit être impeccable sur smartphone. Point. 80 % des commandes se font sur mobile (données FEVAD 2025). Si votre site rame ou si le paiement est compliqué sur téléphone, c'est terminé.

En résumé

Quitter UberEats, ce n'est pas un saut dans le vide. C'est une décision calculée, rationnelle, qui améliore votre marge de plusieurs milliers d'euros par mois, vous redonne la propriété de vos données clients et vous libère d'une dépendance dangereuse.

La clé, c'est la méthode. Transition progressive. Communication intense. Expérience client au top. Et surtout : ne pas attendre. Chaque mois passé sur UberEats à 30 % de commission, c'est de l'argent qui ne reviendra pas.

Pour comprendre en détail combien vous perdez vraiment avec les plateformes, lisez notre analyse complète des commissions. Et si vous voulez savoir ce que ça implique techniquement d'avoir votre propre plateforme, on explique tout dans notre guide pour créer votre app de livraison.

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